Matousha

L’Arbre saisi nourri

Il étend ses branches vers l’infini

Son nouvel espace prend forme

sa silhouette se confie

son âme devient énorme

il balaye le vent et balbutie

les prémices de ses aventures hors normes

il repose sa quête sous des nuages affranchis

et chante avant qu’ils s’endorment

dans sa recherche d’une sage compagnie

il accoste la voix d’un orme

comme un mari et sa sirène avertie

ils quittent la voie et dégustent les cormes

de cet amour qui les charrie

les chamboulent et les transforment

se déploie des parfums assouvis

dans leur structures cypriniformes