Matousha

Profonde Défluviation Diurne

J’aimerais avoir un sommeil si résolu

que ma nuit se prolonge

pendant tes caresses

appelées

à devenir mon hôte connu

alors que ma chair somnole

ma cavité contenue

saurait

s’offrir la brasure

en substance

décaver ses résistances

décanter les panses musettes

aux suprêmes câlins

et pourtant c’est l’indéniable

portée de main

assoupies encore là

indélébile

la sortie de corps flottants

la sortie du sable mouvant

la divagation foisonnante

balade l’émotion en cursive

les couleurs poursuivent

leur spores

le velours convié

l’amour sans suppléance

ventousé jusqu’à ce qu’on soit sûr

sans comparse

autres que nos esprits

organiques

incorporés

oui ouï

mon ami carvi

mon petit chaos de lin

mon cher caïman

de la convexité perméable

aux ardeurs concaves

aux pénombres sans entrave

prends soin de mes paupières

et je baise de mes lèvres

tes paumes absorbant ma fièvre

coulant de soi