Matousha

Aux confins de la faim du monde

conviée par la nuit

sorcière somnolente

source opulente

ma chaire colère contenu

saurais sans connivence

sortir du corps

camarade

sans embuscade

en sus

car c’est déjà une promenade russe

nous pouvons la faire qu’une fois…

les cœurs se baladent en coursive

notre rage est en cavale

ses spores

ils sauvent qui peut

leur intégrité,                                              

ils savent qui peut

sans entraves

prends soin de tes paumes

de tes poumons dominés

con-tributaire de la situation

cette putréfaction assujettie

soutenons alors nombreux

avec un culot scandaleux

toutes résistances à la compression

des désirs

car ils suivent leurs propres abondances

ils ont le souffle partageux

mais vous les corrompus,

les cigognes myopes

sans vergogne de la syncope

si familier des heures de gloire

bientôt vous caresseraient 

l’espoir de posséder une tresse

rien qu’une tresse d’ail

rien que la détresse

pour contrer votre vaste empire de vampire

face à cet abscons capital collant

les finances poisseuses

qui se contaminent

encore et encore

Mais par qui, par quel hurlement investi

le cerveau sur la table de chevet

vous ruinent

patrimoine vétuste

une hémorragie monétaire

se pisse dessus

à se mêler en démagogue

à se confondre

à coaguler aux atmosphères étouffées

en chacun de nos intérieurs isolés

contextualité grégaire

dinosaure de misère

de nos âmes malades

démunies face au marasmes des liesses

d’argent agglutiné dans leurs fesses

masques

aucun papier sur leur faciès

mascarade

on ne sort pas, on encaisse

les amendes

la rétention

d’information, de soin, de personnes

que parlez vous alors d’autorisation ?

qu’avons nous à faire de vos promesses

nauséabondes

quand le désastre se délaisse

sans précaution pour cacher le cynisme

de la noblesse, de richesse                                                  

sans cesse maudit

la parole véhiculaire

mais on le sait, vous tremblez,

pour les bourses en baisse

la débandade

votre langue n’est pas populaire

elle est congelée,

elle est inanimée

pauvre en vocabulaire

elle est faite d’injonctions scélérates

de malsaines ordonnances

d’intérêts capiteux

mais qu’avez vous

encore à parler de vos brioches

et quand remonterons à la surface

des décombres aristocratiques

les ancestrales condescendances

vous aussi vous étoufferez de ces vapeurs pestiférées

à vous maintenant de chercher vos mots

dans les combes

de vestiges des valeurs fossiles

épaves

vous sentez le courroux

qui monte, vous délave

à vous de fouiller vos morts

dans la vase des bijoux

à vous les égouts,

à vous de baver les dégoûts

on vous les laisse

puisque si on veut on peut…!

Vous y serez très libres de vos régiments

de chasses à courre consanguines

vous y serez à volonté à la merci de votre classe

car rappelez vous

y a des balades qu’on ne chante qu’une fois

quand il y a qu’à…

faire l’amour et fredonner

c’est la culbute

des catacombes enflés

enflammée

de nouveau mort

à nous vos morts!

Ils sont toujours bon à pleurer