La science s’infuse, la poésie la dilate
la lumière est la peau de l’eau
l’œuf se diffuse dans mes articulations
ton égard dit oui, je m’émerveille
l’écaille du lézard est un seuil
veilleuse affleurée
pulsations sanguines je m’émerveille
encore
mon corps danse
même peu d’étincelles l’ensoleillent
les plis ivres de mon enveloppe s’effeuillent
mon épiderme enchante le fin duvet de violettes
mon organisme hésite à sortir du chaos
du chaos de bord
corps sans limites
nuance de membrane
mon contour d’eau est éphémère,
les camaïeux du ruisseau,
évanescent
au dessus du ciel je m’étale
le coulis de fruits mûrit dans mon dos
le coulis de fruit en cavale
la peau des os rayonne
les eaux fondent un mur
l’améthyste s’enflamme
mettre du ciel en jeu
de la suspension dans le tango
de la souplesse dans ma volonté
la rate me peint
je noue, je pâture
jeune à jamais
je tisse, je rature
la géante arrive avec les agates,
je lie, je fissure
rêve de risse et drisse de trêves
je me love
au dessous du ciel
j’étale le rond
le soleil se niche contre mon ventre
je nage, je structure
car d’ici là
il n’y a aucune urgence à ne rien rater
genou et caillou s’amusent
à poursuivent leurs failles
infimes
le hibou, la chouette boucanent
la nuit s’ennuie
elle sautille, rebondit, nous sourit
des marais
les pieds de nénuphar, des roseaux
des sabots de venus
les cabarets des oiseaux, des chardons
éclairent mon âme page
trouble
Je suis nébuleuse, pétillante
je suis nimbus
l’enjeu du monde appelle la rotule
enlacé avec ma rage
rétention
mon chaudron une cage
double
enfermé, contré
cependant
je nous vois luire
je regarde vers le ciel à midi
je m’accroupis pour boire le brillant
comme un fou du roi
je badigeonne mes hauteurs d’un peu de bleu
je suis née outremer!
et le bout du nez raconte le reste
le rire du clown céleste
une histoire a coulé
un conte terrestre a goutté
dans le souk de la mort
elle corrode, elle taraude,
mon âme butine la vie
un soleil entre en nous,
l’ardeur germe
l’ingénue pense sa fêlure énorme
la candide panse sa ravissante forme
le ravis de la crèche expanse la norme
j’inspire, j’ancre
une coquille croquante, une écorce érotique
je respire, je contiens
les papillons de mon cœur
et le bout de mon nez raconte le reste
le rire du clown céleste
ça y est je ne veux plus rien
à présent
mais je te sens
elle arrive au bout d’une baie splendide
en flânant, en glanant
à l’émotion la pâleur rougit
l’envolée des pies haves
la gambade des pies halées
j’ai dératé et j’ai connu l’amour
concave
l’amour ovale
airelles de ma couronne, diamant de mon périnée
sous le ciel rouge une iris olive
elle lance, elle rugit
une ruche de mots se fait la belle
elle court, elle valse
puis elle rit merveilles
elle plonge, elle pêche
la braise tendre
son nez au vents hume
l’encre de ma vraie prose
persévère l’espace
soudain voir à nu
à l’instar du printemps
le rougeoiement de mon écart ronronne
la cérémonie de courgettes
nous boit au présent
la brume sent l’ humeur
l’aléatoire est la perle
de l’irradiation rebondissante
l’inspiration se lézarde
l’expiration se hasarde
la respiration née volatile
Ma nébuleuse bazarde
le chaos prend forme