Matousha

Les tonalités de la lise loquace

rebondir, rebondir

le précieux sable chaud trouve un second souffle

il se repose sur le rythme des rivages

le terrain sédimentaire résonne encore de ses exploits

les voiles au vent inondent

des réalités minérales

des strates véloces

des terreaux sensibles

des nuitées virtuoses

ici des divagations en ré mineur

l’océan terrasse le bord de l’eau

là où dialogue le jour et la nuit

l’irrésistible abricot se répand en mélange insolites

ici s’enlise sphère et liane

une formation cristalline affleure la roche

la haute cime vagabonde

enfiévrée sur les sources extrêmes

elle ourdit une dune de reflets chatoyants

ils fusionnent au coup de chapeau

l’expérience coule la source roucoule

la cour des miracles se rit des affres

cédez au sol cédez au soleil

la péninsule svelte et fuselée découvre ses roches perlées

la coulée de roses vibrantes révèle le foin séché

la baignée flamboyante régénère les pépites immanquables

à travers des chants de fossiles absorbés par des étoiles

les portes de la rosée engloutissent

elles épanouissent le champs magnétique

soluble dans les tracées aléatoires

la foret de la poésie imprévisible porte une ruche à ses lèvres

ici démenez toutes les idées de velours

ces idées qui se hâtent sur un tas de lignes redessinées

ici contemplez, peaufinez

ici un clin d’œil indocile aux horizons enfuis

sous un étrange grain de peau

ici la vision d’un mutin au bout du monde

ici la sédition des frontières enfouis sous un grain de beauté

ici un regard insoumis à l’effet de vos audaces partagées

ici la pirogue est une rebelle sublime pour le lagon

malgré les ravissements de la côte cahotante 

soulevée

ici le navire résiste aux humeurs de l’eau

malgré le charme tanguant

chaloupé

malgré le balancement enivrée de la mer

chablée

malgré les séduisants remous de l’esprit dromadaire

comblé

malgré le recoin sensible à la recherche du filon

révélé

formez les contours

larguez les contraintes

densifiez l’espace

lestez les gammes

une flûte suave avance dans l’irrésistible ondulation des vagues

chavirées

emmène sa crête éclatante

emmène la sous forme de houle en pleine terre

granitée

emmène sa crête car tout est là pour être

mue alors

ces idées qui ébauchent une volubile sagacité

ces idées qui esquissent une lascive vélocité

ces idées qui dessinent une exquise vivacité

ici explorez les sombres exubérances de vos cellules

ici des pierres jacassent dans les bains pour s’évader

granite et schiste gloussent

aucun naufrage n’arrêtera la lave de songer

la forme libre