Touché au fond de la pleine pétillante touchée,
la paume aimant en son centre.
Un large toucher, un vaste sourire s’enracinant en dessous de l’océan.
Elles plongent vers soi, elles se relient vers le monde.
Elles se diffusent dans toutes les directions et dans les entrailles magnétiques.
Elles relisent les chapitres intimes, oubliés, abandonnés
sur le bord d’une voix délaissée.
Alors les rubans vibrent, multiples
grâce au chant des liquides,
grâce aux chant élastiques,
grâce aux chant de fossiles,
grâce au chant des champs!
nous sommes immenses, nombreuses.
Notre rhizome est immédiat, immanent,
déjà là, résonnant,
depuis la nuit des temps cellulaires.
D’ailleurs je vous parle depuis un milieu douillet depuis une base
bercée par de douces mélodies d’amour.
Rien ne peut m’arriver qui n’est déjà là.
Si je prends le temps d’écoute,
la force d’entendre, tout est là aussi
inconditionnel que le cri d’un papillon.
En mettant en sourdine nos pores,
en vivant grossièrement notre corporalité,
en réduisant nos sensations à de l’approximatif,
nous croyons que ces méprises dilettantes protègent contre des blessures,
alors que, l’incision et sa douleur se fait, opèrent pendant notre ignorance, notre incurie momentanée,
quand nous détournons le regard de la chose!
L’affaissement de la sensibilité est lancinante. C’est bien entendu qu’elle s’insinue,
qu’elle s’inocule en nous,
comme un encerclement,
comme une prise d’otage de nos sens.
Mais non ce n’est pas fatal !
Nous avons notre Spiderman interne,
nous pouvons lancer des fils invisibles,
pour notre toile,
nous avons notre
puissante cape volante pour
rejoindre les deux bouts de notre royaume interne. Rien n’est à négliger,
chaque cellule répondant vivant, est Une
chance inespérée sur notre chemin cahotant!
Car notre enveloppe,
notre air interne se transforme en aire externe
et inversement.
Nous sommes la
constante alchimie de l’interne avec l’externe.
Nous nous créons,
nous nous renouvelons à chaque respiration.
La schizophrénie est de penser
que nous sommes autres que notre environnement.
Se protéger de notre environnement
c’est barrer l’accès de nous à nous-même;
Mon tendre soleil…rayonne chaque jour dans toutes les directions, sur tout le monde,
qu’on soit caillou ou salamandre,
chauve-souris ou moustique,
pangolin ou fourmis,…mes douces étoiles…
Ne déléguons pas notre Soleil universel à des spécialistes héliophobes!