L’éros et sa peur
les jambes et ses muscles
le sexe et ses lèvres
s’entrouvrent et s’adonnent
à la liberté des rêves
des miens, des tiens, des novices
dans les pensées sauvages
et des graines ouvertes
dans des jardins partageux
l’eau acquiesce et se faufile
entre les rochers et les failles
les mains trouvent des havres de paix
ou ses terrains de jeux
incommensurables
innommables
magma magnifique
de nos corps chauds…émanent
l’audacieuse vie terreuse
bouleverse
chamboule, tourbillonne
ensevelit, enlise
dénude, déverse
dénoue, décloisonne
s’affranchit, s’autorise
darde, perce
préserve, fantasmes aux mains
Imagination à chaque carrefour
à chaque croisement de destin
un nouvel horizon s’ouvre
chaque recoin, chaque câlin
chaque velours, chaque amour
chaque grotte, chaque louve
des cavernes, aventureuses
des complexes profanes
des interstices vacants
vacillants si j’ose défaillir,
s’anéantissant si je défie mes plaies
Bien sûr vous avez le cran voluptueux !
Laissez tisser de nouvelles mailles
lâchez prise à votre intime démesure
débridez en vous les reptiles
délestez votre servilité sur les îles désertes
révélez en vous le mouvement propice
à l’incarnation par la trêve
avec patience et bienveillance au leurres
que cherche encore à fuir en nous la lionne
elle craint le manque et encercle
de sa féline allure les redoutables
restes et bribes de son identité vulnérable
elle ne connaît pas encore sa force sage
mobilisant à bon escient
l’ardente volonté du présent ;
être et laisser fondre en soi
le fond, la forme toi et moi