Matousha

L’esprit repulpé

Plume et nuage partagent le cœur de pierre

Et les plumes des nuages démontent

le mécanisme de précision

au cœur de la pierre, au fond du désert

une eau est repulpée

l’aiguille unique nous ouvre ses portes

une touche nomade s’aventure à sortir des gonds

avec le temps le bouquet du sud sculptural se revitalise,

le cocasse ravive

les intérieurs pulsants, pulpants et gourmands

Le phénomène cellulaire pige la tête en bas.

à l’abri des frises philosophiques,

à l’abri des fraises intemporelles,

il sort ses couverts !!

la femme bourgeon a d’autres jets

sur la mer qui coulent de source

elle prend et montre son pied

comme les matières ambiantes

climat d’atmosphère et couleurs de saison

une géante déconne sans fin pour une peau

laper l’orée de la peau

une géante déconne pour toutes les valses

Faut-il être fou face à une fleur dans un bijou,

une bise camaïeu

Faut-il être fou 

fleur précieuse, fleur fossile

tes plaisirs sur le vif

tes désirs sur les nefs

tes dessous amoureux

tes dunes sensibles on vous dit merci !

Rebondir un jour de pointe assaisonnée,

sur les arborescences culinaires !

rebondir et jouir des aurores sauvages

l’aube pointe son pied vers les arbres ravis !

rebondir et jouir encore

avec le temps

Que s’ouvre la baie de charme croustillante,

l’immense, la ravageuse identité!

Que s’ouvre l’innommable,

la nébuleuse, la noduleuse authenticité !

Filer dans le plaisir des sens

c’est si bon l’ail au lit l’ail au ciel

c’est si bon de broder les apothéoses d’un été infini

balayé par les vents dans un paysage d’une élégance torride

c’est si bon

l’esprit d’une pluie-poésie