Matousha

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J’attends la Louve en soi

J’attends la louve en soi J’entends : « sale gosse sans amour propre » Rituel panique J’attends la porte s’ouvrir vers elle les narines gonflées de sérum physiologique Je hurle je frappe des coups, des pieds et des mains J’attends les longs cils profonds Tristes et gracieux J’entends le repas préparé à l’absence, ma petite main entourée d’une inconnue J’attends une histoire chuchotée par ma camarade Je veux partager mon pain avec mes copains Je gratte le vernis de la table J’attends de me lever à l’aube pour mes peluches J’attends d’enterrer une chauve-souris La fourmi me regarde Je décolle la sève Je récolte les orties J’orne de cailloux les murs J’attends Mais je sculpte au couteau des réponses aussi trop grandes, Ses phrases. cette cabane à idées trop justes Mes cheveux s’entortillent de pensées violettes J’entends : « cache la géante fille au pieds nu » J’entends : « sale gosse excentrique » ALORS Agrandir les interstices du mur ! Ouvrir les pupilles perçantes de douceur ! Réchauffer l’amour gelé du corps ! Lâcher les regrets ! Montrer ton sourire puissant ! Paroles chaudes J’attends la louve en soi

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D’Où ICI Là

Un parlé doux perlé fou, féru ça va ça vient se vide et se remplit de mon lit de mon corps je te tenterais…bien… de ma lie de mes pores je formulerais…faim… de mes mains je foulerais de mes paumes de mes lèvres je cherche ton son émanant, se multipliant dans l’eau elle est à fraise elle est à fleur de peau elle a la chair de poule souvenir présence souvenir présent douce indélogeable dénuement gousse sondable dénouement aqueuse envie, plaisir grâce, grasse grâce arrondie limpide grâce de pores liquides grâce des dermes grâce des os grâce du sang fluide grâce des sens grâce des ondes humide grâces des champs grâce des ports torride grâce des grâces suave vadrouille volte fascias charme agile fascinant tourbillon puissante spirale puisant dans les rondeurs globuleuses ovuleuses sphères opalescentes ovale évanescent infiniment petites infiniment grandes je suis la, lalala je suis là là et là mélodie de la vie Mélodie Inouïe du Son

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Donne ta main à toucher

Touché au fond de la pleine pétillante touchée, la paume aimant en son centre. Un large toucher, un vaste sourire s’enracinant en dessous de l’océan. Elles plongent vers soi, elles se relient vers le monde. Elles se diffusent dans toutes les directions et dans les entrailles magnétiques. Elles relisent les chapitres intimes, oubliés, abandonnés sur le bord d’une voix délaissée. Alors les rubans vibrent, multiples grâce au chant des liquides, grâce aux chant élastiques, grâce aux chant de fossiles, grâce au chant des champs! nous sommes immenses, nombreuses. Notre rhizome est immédiat, immanent, déjà là, résonnant, depuis la nuit des temps cellulaires. D’ailleurs je vous parle depuis un milieu douillet depuis une base bercée par de douces mélodies d’amour. Rien ne peut m’arriver qui n’est déjà là. Si je prends le temps d’écoute, la force d’entendre, tout est là aussi inconditionnel que le cri d’un papillon. En mettant en sourdine nos pores, en vivant grossièrement notre corporalité, en réduisant nos sensations à de l’approximatif, nous croyons que ces méprises dilettantes protègent contre des blessures, alors que, l’incision et sa douleur se fait, opèrent pendant notre ignorance, notre incurie momentanée, quand nous détournons le regard de la chose! L’affaissement de la sensibilité est lancinante. C’est bien entendu qu’elle s’insinue, qu’elle s’inocule en nous, comme un encerclement, comme une prise d’otage de nos sens. Mais non ce n’est pas fatal ! Nous avons notre Spiderman interne, nous pouvons lancer des fils invisibles, pour notre toile, nous avons notre puissante cape volante pour rejoindre les deux bouts de notre royaume interne. Rien n’est à négliger, chaque cellule répondant vivant, est Une chance inespérée sur notre chemin cahotant! Car notre enveloppe, notre air interne se transforme en aire externe et inversement. Nous sommes la constante alchimie de l’interne avec l’externe. Nous nous créons, nous nous renouvelons à chaque respiration. La schizophrénie est de penser que nous sommes autres que notre environnement. Se protéger de notre environnement c’est barrer l’accès de nous à nous-même; Mon tendre soleil…rayonne chaque jour dans toutes les directions, sur tout le monde, qu’on soit caillou ou salamandre, chauve-souris ou moustique, pangolin ou fourmis,…mes douces étoiles… Ne déléguons pas notre Soleil universel à des spécialistes héliophobes!

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Divagation verticale, chaos debout

La science s’infuse, la poésie la dilate la lumière est la peau de l’eau l’œuf se diffuse dans mes articulations ton égard dit oui, je m’émerveille l’écaille du lézard est un seuil veilleuse affleurée pulsations sanguines je m’émerveille encore mon corps danse même peu d’étincelles l’ensoleillent les plis ivres de mon enveloppe s’effeuillent mon épiderme enchante le fin duvet de violettes mon organisme hésite à sortir du chaos du chaos de bord corps sans limites nuance de membrane mon contour d’eau est éphémère, les camaïeux du ruisseau, évanescent au dessus du ciel je m’étale le coulis de fruits mûrit dans mon dos le coulis de fruit en cavale la peau des os rayonne les eaux fondent un mur l’améthyste s’enflamme mettre du ciel en jeu de la suspension dans le tango de la souplesse dans ma volonté la rate me peint je noue, je pâture jeune à jamais je tisse, je rature la géante arrive avec les agates, je lie, je fissure rêve de risse et drisse de trêves je me love au dessous du ciel j’étale le rond le soleil se niche contre mon ventre je nage, je structure car d’ici là il n’y a aucune urgence à ne rien rater genou et caillou s’amusent à poursuivent leurs failles infimes le hibou, la chouette boucanent la nuit s’ennuie elle sautille, rebondit, nous sourit des marais les pieds de nénuphar, des roseaux des sabots de venus les cabarets des oiseaux, des chardons éclairent mon âme page trouble Je suis nébuleuse, pétillante je suis nimbus l’enjeu du monde appelle la rotule enlacé avec ma rage rétention mon chaudron une cage double enfermé, contré cependant je nous vois luire je regarde vers le ciel à midi je m’accroupis pour boire le brillant comme un fou du roi je badigeonne mes hauteurs d’un peu de bleu je suis née outremer! et le bout du nez raconte le reste le rire du clown céleste une histoire a coulé  un conte terrestre a goutté dans le souk de la mort elle corrode, elle taraude, mon âme butine la vie un soleil entre en nous, l’ardeur germe l’ingénue pense sa fêlure énorme la candide panse sa ravissante forme le ravis de la crèche expanse la norme j’inspire, j’ancre une coquille croquante, une écorce érotique je respire, je contiens les papillons de mon cœur et le bout de mon nez raconte le reste le rire du clown céleste ça y est je ne veux plus rien à présent mais je te sens elle arrive au bout d’une baie splendide en flânant, en glanant à l’émotion la pâleur rougit l’envolée des pies haves la gambade des pies halées j’ai dératé et j’ai connu l’amour                                                concave l’amour ovale airelles de ma couronne, diamant de mon périnée sous le ciel rouge une iris olive elle lance, elle rugit une ruche de mots se fait la belle elle court, elle valse puis elle rit merveilles elle plonge, elle pêche la braise tendre son nez au vents hume l’encre de ma vraie prose persévère l’espace soudain voir à nu à l’instar du printemps le rougeoiement de mon écart ronronne la cérémonie de courgettes nous boit au présent la brume sent l’ humeur l’aléatoire est la perle de l’irradiation rebondissante l’inspiration se lézarde l’expiration se hasarde la respiration née volatile Ma nébuleuse bazarde le chaos prend forme

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Brillances Incarnées

La voûte plantaire, la voûte florale, la voix du cauri, la foi perlante, la membrane bleue transparente comme soufflée au verre avec les vagues d’infini ; les profusions singulières qui laissent deviner sa vérité ondulée. Inviter le cosmos dans notre bulle. convier à la partition, toutes les étoiles comme le reflet de nos cellules, comme l’extension de nos émotions jusqu’à l’univers. Une infime partie de notre magie se dévoile à l’orée de sa concordance avec les galaxies. Ce concours de circonstances participe à la danse océanique. Le hors temps d’autres civilisations s’infuse dans notre chair, dans la mémoire ardente de notre champs magnétique. Être guidée par cette force ancestrale, une bouche mouvante, une ferveur pantelante le jeu de notre nage en symbiose avec les baleines, des nébuleuses, des naissances, des feux d’artifices, les pyromanes marins, la voie lactée cellulaire, ces hélioblastes, les cavernes de calcaires, les vastes arcs de rochers, les galléries de l’eau, la tendresse tressées des lianes. Le fluide forme sa réalité et son chemin, modèle son idéal et son dialogue. La langue du jour. Une conversation ; les créations de verbes avec autrui, avec toi ma buée. La confusion des perles intimes et lucides comme l’œil du loup. L’instinct de la course ralentie à l’instar de milles et une images par secondes. Avancer, en captant chaque nouvelle respiration sur notre parcours, chaque râle suave qui transpire d’amour. Attirer l’éternel dans mes racines Inspirer une nuée de sons-lumières Inviter le cosmos au cœur du périnée, au centre de nos mots itinérants propre à l’éphémère éternité de l’expression pulmonaire, propre à la cadence de notre monde, au rythme de notre globe. Voir le globule dans l’étang de notre paume. Embaumer globalement sa peau! Apprécier la course folle de la terre, Ses éperdues foulées de pieds nous semondent à visiter nos intérieurs oubliés, les vestiges à réhabiliter, des vertiges à habiter, à rendre à la vie, à résurger de l’aquarelle, grâce au souffle grâce à la bise continuelle balayant la surface blanche de nos souffrances. La page étant imbibée des couleurs de notre sensualité rends l’impression lumineuse. Ce vécu dense de sens. Dense des danses, lourdes des astres et du désastre, pleine de désirs et de peurs, gorgée de tendres salaisons, vive de vide, vive de suspension. Avoir la trempe chromatique Avoir l’esprit des pauses, savourer l’espace de condensation et d’expansion, goûter à la fusion de nos corps, jouir de cet exact laps de temps. Le temps de se sourire, le loisir de s’aimer, d’effleurer le grain de peau, d’inonder le grain du papier avec ses ravissants poils de pinceaux, avec la plume et son encre. Multiples horizons…de carnation L’espace nous porte et nous transforme l’espace nous sculpte et nous façonne autant que nous le créons et l’enfantons. Le besoin d’animaux, le besoin de végétaux, le besoin de minéraux, leurs songes s’ancrent, puis se lovent dans nos abysses. Nous sommes constitués de tous les éléments de la planète, nous provenons des mêmes atomes, impossible de faire fi d’un. Le plaisir du temps qui s’étire par les pieds, le long des filaments, le long du miel qui s’épanche sur une nouvelle sortie de corps. L’argile qui tire, extrait, digère les toxines des profondeurs, cette blessure d’une naïve désuétude, la révèle à fleur de peau ! Se rit de moi mon diable au corps. Se rit de moi mes plissures charmantes. Se rit de moi l’orchidée-singe. Mais l’air caresse incessamment, marche par marche, l’échelle de la colonne vertébrale et enchante l’aisselle à remonter le temps, à la faire vibrer et à être bercé par l’ambiance aqueuse. Les effluves de velours, l’argile et son soupir travail de paire. Les sabots de vénus font le reste. Toi, tu accouches, tu mets au monde, tu sors une entité de la pulsation. Qui joue encore du violon ? Des virtuoses de conception. De mes mains embrasées, j’adhère à cette nouvelle peau, à merveille. Chaque parcelle prend la lumière du soleil, du seuil de la porte entrouverte. Ce corps sonore ! Mes mains résonnent, mes mains écoutent, mes mains embrassent les effervescentes aventures de ces cellules. La paume de ma main plonge comme une source qui se nourrit éperdument de ce tissu issu du présent. Une plume comme un fossile dans une pierre… Elle boivent les paroles d’une synergie logique inhérente à ses ramifications. Les sensations qui surgissent d’un regard global donnent le tournis. Recueillir en son sein le soudain flot d’informations. Qui émerge d’une longue sieste Les pieds dans le doux courant du lit de rivière, m’entraîne dans un vortex, mes repères spatiaux chancellent. Le mouvement continuel de l’eau me donne une nausée d’une autre dimension, appréhendée uniquement in situ. Le tableau dresse la silhouette de l’aventure empirique. Le ruisseau récite des poésies délicates, des contes indéfinis. Entendre la spirale se former et se délier, entendre sa résistance et son élasticité entendre ses joies ludiques de mammifères entendre son poids chaud et son flux débonnaire, entendre sa lenteur souple et sa densité vibrante, entendre la source, son fleuve et sa mer entendre son présent d’audace. Du vivant agissant, avivant, arrivant jusqu’à là ! Le saoul de tout ces possibles, sa saturation superficielle et sa ressource profonde, incorporée et transmutée en symphonie de paroles lumineuse, une poésie d’orfèvre. La permanence me soutient et m’autorise à improviser, à découvrir et à transcender. La constance des permutations ouvre à l’émancipation des mondes, car je peux toujours céder à la voie «  tout est en mouvement, tout coule, panta rhéi ». !

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Balèvres minérales

Ébarbures de noirceurs magnétiques Éclisses de nuits enchantées Brisures d’Obscurité séduisante Scories d’attractions aquatiques Résidus de radiations nocturnes Copeaux de résonances sombres Bribes d’émanations ombragées Éclats d’aspirations crépusculaires Aspérités des ténèbres envoûtantes Limailles de ravissements d’Opacités mon aimant

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Plâner la mer

Je nage pour te dire Je cherche tes mains comme tes mots caressant encore mon corps. Je trouve tes empreintes câlinant mon présent j’emprunte la sieste assouvie ENGOURDIE je chemine dans le songe débusquant un peu de toi. Mon panier est douillet Il panse assoupi ses plumes arrachées évanouies et épanoui PLANE déploie l’éperdu panier douillet Entre Tanger et Gibraltar J’aimerais méditer dans l’eau salée

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Aux confins de la faim du monde

conviée par la nuit sorcière somnolente source opulente ma chaire colère contenu saurais sans connivence sortir du corps camarade sans embuscade en sus car c’est déjà une promenade russe nous pouvons la faire qu’une fois… les cœurs se baladent en coursive notre rage est en cavale ses spores ils sauvent qui peut leur intégrité,                                               ils savent qui peut sans entraves prends soin de tes paumes de tes poumons dominés con-tributaire de la situation cette putréfaction assujettie soutenons alors nombreux avec un culot scandaleux toutes résistances à la compression des désirs car ils suivent leurs propres abondances ils ont le souffle partageux mais vous les corrompus, les cigognes myopes sans vergogne de la syncope si familier des heures de gloire bientôt vous caresseraient  l’espoir de posséder une tresse rien qu’une tresse d’ail rien que la détresse pour contrer votre vaste empire de vampire face à cet abscons capital collant les finances poisseuses qui se contaminent encore et encore Mais par qui, par quel hurlement investi le cerveau sur la table de chevet vous ruinent patrimoine vétuste une hémorragie monétaire se pisse dessus à se mêler en démagogue à se confondre à coaguler aux atmosphères étouffées en chacun de nos intérieurs isolés contextualité grégaire dinosaure de misère de nos âmes malades démunies face au marasmes des liesses d’argent agglutiné dans leurs fesses masques aucun papier sur leur faciès mascarade on ne sort pas, on encaisse les amendes la rétention d’information, de soin, de personnes que parlez vous alors d’autorisation ? qu’avons nous à faire de vos promesses nauséabondes quand le désastre se délaisse sans précaution pour cacher le cynisme de la noblesse, de richesse                                                   sans cesse maudit la parole véhiculaire mais on le sait, vous tremblez, pour les bourses en baisse la débandade votre langue n’est pas populaire elle est congelée, elle est inanimée pauvre en vocabulaire elle est faite d’injonctions scélérates de malsaines ordonnances d’intérêts capiteux mais qu’avez vous encore à parler de vos brioches et quand remonterons à la surface des décombres aristocratiques les ancestrales condescendances vous aussi vous étoufferez de ces vapeurs pestiférées à vous maintenant de chercher vos mots dans les combes de vestiges des valeurs fossiles épaves vous sentez le courroux qui monte, vous délave à vous de fouiller vos morts dans la vase des bijoux à vous les égouts, à vous de baver les dégoûts on vous les laisse puisque si on veut on peut…! Vous y serez très libres de vos régiments de chasses à courre consanguines vous y serez à volonté à la merci de votre classe car rappelez vous y a des balades qu’on ne chante qu’une fois quand il y a qu’à… faire l’amour et fredonner c’est la culbute des catacombes enflés enflammée de nouveau mort à nous vos morts! Ils sont toujours bon à pleurer

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Faconde du loup des mers
ou lourde beauté

Les limbes de la parole la décale dans un sens Il résiste en contant la maturation d’argile réfractaire le limon insiste enroué le limon incite l’envolée la lise vocalise la lise croasse la lise mugi sur place retenu par une nuée de voyelles aquatiques Une ruée de bulles vives spiralent en voie d’apparitions folles… cocasses pâmoisons Par de loquaces coups d’œil ils se mutinent enfin ils se révoltent affamés en sourdine sonore par ces siestes bruyantes Avec un vacarme silencieux chacun offre à la meute sa pensée sauvage son empreinte de soucis sa mêlée d’impatience à louvoyer entre d’infinies combinaisons de syllabes Percer celles, fidèles aux sensations pantelantes révéler celles, émergeant à l’écoute de sublimes séditions Lofer l’ineffable vie vers ces noms d’oiseaux de tempête et de mouette… Les oindre de sa dense beauté rétive… L’insurgé des récifs corollaires est invisible, est opaque pour la vision focale, pour les regards bâclés qui balayent la surface d’eau salée À ces hâves esprits à ces pâles hâbleurs elle reflète un ciel elle dévoile des impressions  sans voltige éperdue, sans dimensions bavardes, son bleu sans volute son espace sans contenance son souffle sans ampleur sa texture sans répondant savoureux faisant des gorges chaudes de plates notions océanes rien de nouveau en Somme Alors langoureusement il cause, il cause l’engouement d’un voile du palais pour le son caressant les gorges profondes, pour le ton effleurant la formation des mots ! Le morula de splendeur qui reste muet, qui reste impalpable face à l’attente de résultats formulables L’inouïe logorrhée se manifeste sourde au mystère Elle signe et cingle vers ces tenaces élocutions de fonds marins et lie de vin De tout son saoul plonge avec le chant des baleines vers son propre lit de rivière pour relire chaque verbe originel nommant ses écumes et remous le plancton déliant les langues le plasma reliant les langues les poumons de la mer                               remuant les lèvres prononçant amour Ainsi l’âme-or féconde l’aurore