Matousha

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Profonde Défluviation Diurne

J’aimerais avoir un sommeil si résolu que ma nuit se prolonge pendant tes caresses appelées à devenir mon hôte connu alors que ma chair somnole ma cavité contenue saurait s’offrir la brasure en substance décaver ses résistances décanter les panses musettes aux suprêmes câlins et pourtant c’est l’indéniable portée de main assoupies encore là indélébile la sortie de corps flottants la sortie du sable mouvant la divagation foisonnante balade l’émotion en cursive les couleurs poursuivent leur spores le velours convié l’amour sans suppléance ventousé jusqu’à ce qu’on soit sûr sans comparse autres que nos esprits organiques incorporés oui ouï mon ami carvi mon petit chaos de lin mon cher caïman de la convexité perméable aux ardeurs concaves aux pénombres sans entrave prends soin de mes paupières et je baise de mes lèvres tes paumes absorbant ma fièvre coulant de soi

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Orchidées Alors

L’aurore dans nos corps lancer l’égrégore elle honore elle oriente son nord encore et colore son sort or à éclore sonore Éléonore sans décor chaque pore l’âme adore ses morts au port ça mord au fort ça dévore Amor est frugivore l’âme-or de Laure s’endort lancer fort elle rentre ou sort orage orange à l’orée d’un accord un trésor colore la flore en essor spore-météore des florilèges de mon amphore

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Mon Alinéa de Chair

Enlacés en tailleur le sourire dans les yeux, le désir de rester ainsi une bulleuse éternité choisie en catimini dans nos muqueuses brillantes. L’infini suave disponible en chaque laps de temps comme un chat qui lape la voie lactée, comme le chant lape la voix laiteuse. Encore une profonde et douce étreinte qui me rend confuse au présent. Encore une chaude poignée de main contenant nos amoureuses secondes Encore le souple corps vibrant qui floute mes limites Encore une onde lente qui infuse le cœur du printemps intime Encore toi, t’offrant à l’innommable absolu en confiance Encore toi, t’adonnant généreusement à l’inconnu Encore toi, t’abandonnant ex nihilo à la Tendre Nous, néant avant et après Nous. Nous, éperdus ici et ailleurs. Nous, nous ancrant en la terre gorgée de l’autre corolle Nous, nous encrant avec l’autre terre nimbée du mou. Se lover contre un havre tranquille se loger sous le creuset de soie se nider en soi accueillir le remous velouté en terre d’asile dénouement de dénuement insondable amalgame s’enlisant dénuder les nœuds coulants imbibés de peurs, de chagrin, de colère. À nu, front à front je plonge, j’émerge et je cingle Je cède au présent émouvant lentement je verse vers ma délivrance chaloupée. Bombance émanant de douceurs Ainsi mon limon lit et relie L’Amie Encore

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Moi, taquine

Pardonne ma conduite en princesse Églantine ivre mais pertinente gâtée mais féline assoiffée mais suave voluptueuse mais sanguine douce mais volumineuse effrontée mais câline dégourdie mais gourmande lascive mais maline vive mais pantelante Moi Naoline, Séraphine Moi Rosalinda, Maïmona

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Mes amours lianes

Quand les étoiles peuvent briller, dans les fascias être reflétées, dans l’humidité de ces tissus, êtres vivants infaillibles. Comme ils ont besoin de tendresse absolue ! Comme ils ont soif d’accueil, de nidation, de douceur au ralenti ! Comme ils aiment planer au dessous du nid, aller de nid en nid, de lien en lien, de liaison en liaison, de correspondance en correspondance ! Ainsi tout se répand simultanément. Immédiatement tout s’appartient. Le flou se répond. Le flux floute. Je suis infini, ma limite vient de mon manque. L’empathie carencée, les absences de dialogue m’amènent au couvre-feu intérieur. Ma limite c’est ma peur. Sans peur sans frontières barrières, ma puissance est vaste et va de soi, elle s’évade de ma frilosité. Il s’agit d’ouvrir les vannes et tout arrive, tout, tellement tout, qu’on peut ne pas être prêt à cette immense générosité affluant du fond de notre être, de notre vie, de notre eau. Alors par manque d’espace en moi, ouvert à l’inconnu, par manque de place disponible, par manque de sollicitation affective tangible, je referme la veine, je me referme à l’aubaine, délibérément ! Mais chaque jour je pense à ce trésor de l’ombre en moi qui a bu du répondant. Il me demande de libérer sa voie, quand ça lui chante… -dégager sa voix… Apprendre à me laisser traverser, apprendre à me laisser chanter, apprendre à laisser mon champ magnétique, déployer sa vibration en un joli feu de joie ! Même en hiver quand il fait froid dans le monde, il peut faire chaud vers chez moi ! Je peux être chaudière pour moi-même et pour toi si tu oses la panser. Fascias lactés, fascias épandant leur message quand ils trouvent un corps-résonnant, fascias transmettant le rythme chaud à vous mes amours lianes !

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L’esprit repulpé

Plume et nuage partagent le cœur de pierre Et les plumes des nuages démontent le mécanisme de précision au cœur de la pierre, au fond du désert une eau est repulpée l’aiguille unique nous ouvre ses portes une touche nomade s’aventure à sortir des gonds avec le temps le bouquet du sud sculptural se revitalise, le cocasse ravive les intérieurs pulsants, pulpants et gourmands Le phénomène cellulaire pige la tête en bas. à l’abri des frises philosophiques, à l’abri des fraises intemporelles, il sort ses couverts !! la femme bourgeon a d’autres jets sur la mer qui coulent de source elle prend et montre son pied comme les matières ambiantes climat d’atmosphère et couleurs de saison une géante déconne sans fin pour une peau laper l’orée de la peau une géante déconne pour toutes les valses Faut-il être fou face à une fleur dans un bijou, une bise camaïeu Faut-il être fou  fleur précieuse, fleur fossile tes plaisirs sur le vif tes désirs sur les nefs tes dessous amoureux tes dunes sensibles on vous dit merci ! Rebondir un jour de pointe assaisonnée, sur les arborescences culinaires ! rebondir et jouir des aurores sauvages l’aube pointe son pied vers les arbres ravis ! rebondir et jouir encore avec le temps Que s’ouvre la baie de charme croustillante, l’immense, la ravageuse identité! Que s’ouvre l’innommable, la nébuleuse, la noduleuse authenticité ! Filer dans le plaisir des sens c’est si bon l’ail au lit l’ail au ciel c’est si bon de broder les apothéoses d’un été infini balayé par les vents dans un paysage d’une élégance torride c’est si bon l’esprit d’une pluie-poésie

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Les tonalités de la lise loquace

rebondir, rebondir le précieux sable chaud trouve un second souffle il se repose sur le rythme des rivages le terrain sédimentaire résonne encore de ses exploits les voiles au vent inondent des réalités minérales des strates véloces des terreaux sensibles des nuitées virtuoses ici des divagations en ré mineur l’océan terrasse le bord de l’eau là où dialogue le jour et la nuit l’irrésistible abricot se répand en mélange insolites ici s’enlise sphère et liane une formation cristalline affleure la roche la haute cime vagabonde enfiévrée sur les sources extrêmes elle ourdit une dune de reflets chatoyants ils fusionnent au coup de chapeau l’expérience coule la source roucoule la cour des miracles se rit des affres cédez au sol cédez au soleil la péninsule svelte et fuselée découvre ses roches perlées la coulée de roses vibrantes révèle le foin séché la baignée flamboyante régénère les pépites immanquables à travers des chants de fossiles absorbés par des étoiles les portes de la rosée engloutissent elles épanouissent le champs magnétique soluble dans les tracées aléatoires la foret de la poésie imprévisible porte une ruche à ses lèvres ici démenez toutes les idées de velours ces idées qui se hâtent sur un tas de lignes redessinées ici contemplez, peaufinez ici un clin d’œil indocile aux horizons enfuis sous un étrange grain de peau ici la vision d’un mutin au bout du monde ici la sédition des frontières enfouis sous un grain de beauté ici un regard insoumis à l’effet de vos audaces partagées ici la pirogue est une rebelle sublime pour le lagon malgré les ravissements de la côte cahotante  soulevée ici le navire résiste aux humeurs de l’eau malgré le charme tanguant chaloupé malgré le balancement enivrée de la mer chablée malgré les séduisants remous de l’esprit dromadaire comblé malgré le recoin sensible à la recherche du filon révélé formez les contours larguez les contraintes densifiez l’espace lestez les gammes une flûte suave avance dans l’irrésistible ondulation des vagues chavirées emmène sa crête éclatante emmène la sous forme de houle en pleine terre granitée emmène sa crête car tout est là pour être mue alors ces idées qui ébauchent une volubile sagacité ces idées qui esquissent une lascive vélocité ces idées qui dessinent une exquise vivacité ici explorez les sombres exubérances de vos cellules ici des pierres jacassent dans les bains pour s’évader granite et schiste gloussent aucun naufrage n’arrêtera la lave de songer la forme libre

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Les portées volcaniques

L’éros et sa peur les jambes et ses muscles le sexe et ses lèvres s’entrouvrent et s’adonnent à la liberté des rêves des miens, des tiens, des novices dans les pensées sauvages et des graines ouvertes dans des jardins partageux l’eau acquiesce et se faufile entre les rochers et les failles les mains trouvent des havres de paix ou ses terrains de jeux incommensurables innommables magma magnifique de nos corps chauds…émanent l’audacieuse vie terreuse bouleverse chamboule, tourbillonne ensevelit, enlise dénude, déverse dénoue, décloisonne s’affranchit, s’autorise darde, perce préserve, fantasmes aux mains Imagination à chaque carrefour à chaque croisement de destin un nouvel horizon s’ouvre chaque recoin, chaque câlin chaque velours, chaque amour chaque grotte, chaque louve des cavernes, aventureuses des complexes profanes des interstices vacants vacillants si j’ose défaillir, s’anéantissant si je défie mes plaies Bien sûr vous avez le cran voluptueux ! Laissez tisser de nouvelles mailles lâchez prise à votre intime démesure débridez en vous les reptiles délestez votre servilité sur les îles désertes révélez en vous le mouvement propice à l’incarnation par la trêve avec patience et bienveillance au leurres que cherche encore à fuir en nous la lionne elle craint le manque et encercle de sa féline allure les redoutables restes et bribes de son identité vulnérable elle ne connaît pas encore sa force sage mobilisant à bon escient l’ardente volonté du présent ; être et laisser fondre en soi le fond, la forme toi et moi

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L’Arbre saisi nourri

Il étend ses branches vers l’infini Son nouvel espace prend forme sa silhouette se confie son âme devient énorme il balaye le vent et balbutie les prémices de ses aventures hors normes il repose sa quête sous des nuages affranchis et chante avant qu’ils s’endorment dans sa recherche d’une sage compagnie il accoste la voix d’un orme comme un mari et sa sirène avertie ils quittent la voie et dégustent les cormes de cet amour qui les charrie les chamboulent et les transforment se déploie des parfums assouvis dans leur structures cypriniformes

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La verve a des racines

Les effets de la caverne s’enlisent dans de cotonneuses réflexions debout au bord du quai garni sa chaire arbore l’expression négligeant jalousement d’autres brises tenu en haleine il feuillette l’analyse et tourne les pages lues, les mots compris sous les rails de train pourri en guise d’oreilles généreuses posé sur des yeux de faucons balayer au café perché sous les tabourets aussi sans prétention elle observe la fourmi courageuse du plancher se laisse aller à divaguer sans emporter ni carte ni compas ni boussole grande est la prise répond l’écho enthousiaste grande est la prise une phoque mue sur une eau stagnante sans orientation l’obscur raconte aux nuages ses visions molles scabreuses percée de neige veloutée puissante en son sein le pollen se lance du fond aqueux elle hante sa proéminence inversée et le charme qui suit avec sa traînée ardente la fourmi aussi sur son plancher muet pose sa trouvaille d’une façon choisie et explique la bifurcation d’une lave enfouie la conférence est passionnante sans  protection, sans parapluie grande est la folie répond l’écho enthousiaste grande est la folie la fourmi formule la fourmi phéromone la peau respire et s’avance extravertie vers sa cavité lumineuse la sonnette est désactivée car les pas sont agiles à travers les roseaux et l’eau lourde toujours alerte pour répondre à une bise accompagnant la journée sourde mais bourdonner, frôler, humer, masser, et l’évidence revint dans sa belle boue nourrissant les pétales avertis et leur rythme tremblant de présence le chas du regard en partance la ligne maintenue en tension grande est la danse répond l’écho enthousiaste grande est la danse suspendu à ses méandres de désirs ces bribes mouvant les corps chargées, les corps intenses palpent, tâtent, tentent sans distance grande est l’apnée répond l’écho enthousiaste grande est l’apnée ronde ses respirations en bouche la route, la croûte, la crête est sensée son engouement sensiblement penchée sans cygne rétif ou louche mais tremblant de présence les effets de la cave s’enlisent les nuques dégagées de la main mise se lézardant au soleil qui couche les brindilles au dessus des fourches des yeux qui fuguent de leur orbite stimulée annoncé dans leur paume submergée des mots, des Vénus du doigté profonde et consonante envolée de la terre murmurant comme l’argile piétinant dans l’attente de déployer toute humidité cachée sous ses pieds les vibrations de ses vents aussi savent être fragiles comme la mosaïque craquelée de mouvements sans fil et la trame de ses vivace douches ne laisse pas saisir, mais comme des mouches des nuées et leur souffle subtil s’épanche dans la lie du Nil grande est la rosée l’apnée, la danse, la folie, la prise les effets de la caverne s’enlisent tremblant de présence la surprise La verve a des racines !